D’où vient l’humidité ascensionnelle ?

Une maison humide peut être due à plusieurs facteurs, dont l’humidité ascensionnelle. Cette humidité des murs peut occasionner de nombreux dégâts dans votre maison, tant sur le plan matériel, que pour la santé de ceux qui y habitent. À travers cet article, apprenez d’où elle vient, comment la reconnaître, et surtout comment la traiter.

Qu’est-ce que l’humidité ascensionnelle et quelles sont ses causes ?

L’humidité ascensionnelle, ou remontée capillaire, est la remontée de l’eau contenue dans le sol depuis la base des murs, par capillarité naturelle. Il faut savoir reconnaître ce type d’humidité des autres facteurs d’humidité des murs comme l’infiltration d’eau de pluie ou la condensation de la vapeur d’eau de la cuisine par exemple.

Les remontées capillaires se reconnaissent par des tâches d’humidité ou de moisissure sur vos murs à une hauteur ne dépassant pas les 1 min 50 s. Un traitement de l’humidité ascensionnelle est à faire dans les plus brefs délais pour limiter les dégâts.

L’humidité ascensionnelle peut être causée par divers facteurs :

  • La teneur en sel du mur : plus le mur est chargé en sel, plus il absorbe l’eau ;
  • L’épaisseur du mur et la nature de ses composants : problème d’étanchéité ;
  • Une nappe phréatique proche des fondations ;
  • Une végétation accolée aux murs de la façade qui empêche les rayons du soleil de les sécher ;
  • De la terre accumulée autour des bases de la maison. Elle ne permet pas un séchage correct des murs.

Comment traiter l’humidité ascensionnelle ?

L’injection est une méthode simple et efficace contre l’humidité ascensionnelle. Elle est également la plus utilisée. Il s’agit d’une technique qui consiste à injecter un produit à l’intérieur des murs pour former une barrière étanche hydrofuge. Le professionnel perce des trous à des endroits stratégiques du bas des murs, et y injecte le produit chimique. Le mur prend environ 3 à 12 mois pour s’assécher complètement, selon l’importance de l’humidité et le produit utilisé.

La saignée est une autre méthode pour éradiquer les remontées capillaires. Elle nécessite de plus gros travaux, car une entaille doit être fraisée dans la façade pour soulever la maison afin d’y introduire une barrière hydrofuge. Il peut s’agir de polyéthylène, de feuilles d’acier ou de bitume armé.

Le séchage des murs permet aussi d’éliminer l’humidité ascensionnelle. Il se base sur le concept que l’eau d’un corps creux soumis à une tension électrique a tendance à être attirée vers le sol. Une batterie et des électrodes sont alors utilisées à cet effet.

Une dernière technique efficace est la pose de drain. En terre cuite, en béton ou en PVC rigide, celui-ci peut être posé à l’intérieur, comme à l’extérieur de la maison.

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Démoussage de toit : c’est le moment

Le démoussage du toit doit être fait 2 fois par an, à l’automne et au printemps, afin d’en préserver l’esthétique et la durabilité.

L’opération n’est pas très compliquée, mais elle doit être réalisée avec du matériel adapté et des produits aux normes.

Le matériel nécessaire pour faire un démoussage

Pour réaliser le démoussage, munissez-vous de :

  • Échelle de toit : si votre toiture est faite d’ardoise, il est impossible de marcher dessus sans l’endommager. Vous devrez donc poser quelques échelles plates qui vous serviront de point d’appui.
  • Brosse dure
  • Sceau d’eau : il servira à éliminer le gros de la mousse avant l’application du produit biocide.
  • Nettoyeur à haute pression : si vous avez des tuiles poreuses, vous devrez l’utiliser à basse pression. Autrement, vous risquez de les fendre.
  • Pulvérisateur de jardin (manuel ou automatique) : il permet d’appliquer le produit antimousse. Rincez-le bien après utilisation sous peine que le biocide l’abîme.
  • Matériel de protection : lunettes, masque et gants en matière synthétique. Attention, ne prenez pas de gants en cuir, car les produits antimousses sont corrosifs.
  • Harnais de sécurité

Attention aux produits antimousses que vous utilisez

Les produits antimousses sont régis par le Règlement relatif aux produits biocides n° 528/2012 (RPB). Pour être commercialisés en France, ils doivent avoir obtenu une autorisation de l’UE et de l’ANSES.

L’étiquetage, la classification et l’emballage doivent être conforme au règlement (CE) n° 1272/2008. Ce dernier vous informera des dangers des substances contenues dans le produit.

Les informations en matière de sécurité doivent être rédigées conformément au Règlement (CE) 1907/2006. Sur la fiche sécurité du produit, vous devrez trouver notamment les instructions en ce qui concerne le stockage, la protection individuelle nécessaire lorsque l’on manipule le produit et les mesures à prendre en cas de dispersion accidentelle.

Comment faire le démoussage : la procédure expliquée

Le démoussage se fait en 4 étapes :

  1. Enlevez les feuilles et les branches qui se trouvent dans les gouttières.
  2. Frottez les mousses avec une brosse et de l’eau.
  3. Rincez avec un jet d’arrosage ou à l’aide d’un nettoyeur à basse pression.
  4. Appliquez le produit antimousse avec un pulvérisateur : faites-le par temps sec et en partant du faîtage vers la gouttière.

Une fois l’opération terminée, la pluie se chargera d’évacuer naturellement les résidus. En fonction de la surface occupée par les mousses, cela peut prendre entre 2 et 12 mois.

Suis-je obligé d’appeler un professionnel pour le démoussage ?

Vous pouvez tout à fait effectuer par vous-même le démoussage de votre toiture. Rien ne vous oblige à faire appel à une société.

Toutefois, si votre toiture est pentue, vous courrez un risque d’accident. Si vous n’avez pas le matériel ni les connaissances suffisantes, nous vous déconseillons de vous aventurer au-dessus de votre maison. Votre assurance habitation ne couvrira pas les dommages en cas de problème.

Le démoussage de votre toiture doit être fait aux beaux jours. Il suffit d’un seau d’eau et d’un produit antimousse pour l’effectuer. Vous n’avez pas envie de prendre de risques ? Vous n’avez pas l’équipement adéquat ? Contactez une entreprise de nettoyage agréé.

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Entrées d’air des logements : ne les obstruez pas !

On pense souvent que les entrées d’air sont responsables de la perte de chaleur. Résultat : on les obstrue ou pire, on les bouche. C’est une grave erreur !

Les entrées d’air sont indispensables pour assurer un bon renouvellement de l’air et ainsi préserver la santé des occupants et l’intégrité de votre logement.

À quoi servent les entrées d’air ?

Comme leur nom l’indique, ces ouvertures servent à faire entrer de l’air frais à l’intérieur de la pièce, lequel chassera ensuite l’air vicié par les extracteurs. Elles font partie intégrante du circuit de ventilation naturelle.

On les retrouve en général sous les fenêtres, dans les pièces de vie (chambre, salon…). Elles peuvent aussi se trouver dans les coffres de volet roulants.

Les entrées d’air peuvent être simples ou hygroréglables, c’est-à-dire qu’elles s’ouvrent ou se ferment en fonction de l’humidité de la pièce.

Ces modèles s’inscrivent dans la logique de la RT 2012. Ils permettent au bâtiment qui en est équipé de respecter les caractéristiques thermiques de l’Article R111-20 du Code de la construction et de l’habitation.

Que se passe-t-il si l’on bouche les entrées d’air ?

Si les entrées d’air ne fonctionnent pas correctement, le renouvellement d’air ne pourra pas se faire. Cela aura des conséquences sur la santé des occupants et sur l’intégrité du logement.

Augmentation des affections allergiques.

Si les trappes sont bouchées, le CO2 ne va pas s’évacuer correctement et l’air entrant va propulser de la poussière à l’intérieur de la pièce.

Les occupants ne tarderont pas à en subir les conséquences : yeux qui piquent, éternuements, nez qui coule… Les personnes asthmatiques sont aussi susceptibles de faire une crise.

L’augmentation du CO2 dans la pièce peut avoir des conséquences dramatiques : difficultés à respirer, vertiges, malaise.

Dégradation du bâtiment

La hausse du dioxyde de carbone va de pair avec une élévation de la température intérieure.

Si l’air vicié ne s’évacue pas correctement, il va faire plus chaud et l’humidité va s’amonceler dans la pièce. Le papier peint se décollera plus rapidement et vous pourriez voir l’apparition de taches noires au plafond.

Augmentation de la facture énergétique

Une mauvaise circulation de l’air aura pour effet un certain inconfort : sensation d’étouffer ou d’avoir trop chaud. Vous allez donc ouvrir les fenêtres de manière prolongée et ainsi faire chuter la température.

Résultat : en hiver, la consommation de chauffage augmentera. En été, c’est la ventilation qui fonctionnera à vide le temps que vous refermiez les fenêtres.

Comment optimiser le fonctionnement des entrées d’air ?

Tout d’abord, ne placez rien devant les entrées d’air. Si vous avez des fauteuils ou des meubles, déplacez-les. Il faut qu’il y ait un espace devant la trappe afin que le tirage se fasse correctement.

Ensuite, si vous avez des ouvertures mécaniques, faites-les vérifier régulièrement. Une entrée d’air encrassée ne sera pas efficace, mais sera même dangereuse pour la santé, car l’air entrant propulsera des particules de poussières à travers la pièce.

Il est aussi possible d’installer un extracteur afin d’accentuer la dépression créée à l’intérieur du logement et ainsi améliorer la ventilation naturelle. Les entrées d’air sont des maillons indispensables du système de ventilation. Si elles ne fonctionnent pas correctement, l’humidité et le dioxyde de carbone s’amoncelleront, ce qui aura un impact sur la santé des personnes. Pour éviter les problèmes, faites vérifier vos entrées d’air par un professionnel.

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Pourquoi faut-il procéder à l’isolation thermique d’une gaine de ventilation ?

 

D’aucuns pourraient s’interroger sur les raisons pour lesquelles l’isolation thermique d’une gaine de ventilation est essentielle. On vous explique le pourquoi du comment.

Pour quelles raisons effectuer l’isolation thermique d’une gaine de ventilation ?

A l’inverse d’une habitation qui doit faire l’objet d’une isolation pour le confort de ses occupants, les conduits du système de la ventilation mécanique contrôlée sont à isoler, notamment pour éviter la formation des condensations. A l’origine de ces dernières, l’air froid que véhicule le gainage reliant le système de ventilation à l’extérieur, et dont la température diffère de celle de la pièce où il passe.

Pour supprimer ce phénomène de condensation, il faut ramener la température des surfaces des gaines à celle de l’air ambiant, en les isolant. L’épaisseur de l’enveloppe isolante conditionne la performance de l’isolation thermique d’une gaine de ventilation. A part cela, le montage de l’isolation thermique de la gaine de ventilation sera aussi déterminant pour son bon fonctionnement.

Qu’est-ce qui peut arriver si on n’isole pas la gaine de ventilation ?

Les problèmes de condensations apparaissant sur la surface des gaines sont loin d’être négligeables. Effectivement, leurs accumulations peuvent endommager les planchers et les plafonds, qui vont se décolorer. Les gaines de ventilations, elles, auront une durée de vie moindre. L’isolation thermique de la gaine de ventilation est d’autant plus importante qu’elle permet en même temps d’éviter les incendies, et d’absorber les bruits générés par le flux d’air.

Isolation thermique de la gaine de ventilation : quels conduits sont à isoler ?

Globalement, les conduits reliant le système aux bouches de ventilation peuvent se passer d’isolation, sauf s’ils doivent traverser des locaux de type grenier ou cave, où la température est souvent basse. On peut envisager de mettre en place des housses isolantes. L’isolation thermique de la gaine de ventilation est aussi indispensable quand les gainages doivent transporter de l’air frais en passant à travers une zone chaude (cas du puits canadien).

Par ailleurs, l’isolation thermique de la gaine n’est pas non plus nécessaire pour les cas des systèmes C (ventilation à simple flux). La constance du flux d’air, qui va assécher directement l’humidité est une raison à cela.

Comment s’effectue l’isolation thermique de la gaine de ventilation ?

Se devant d’être étanche, l’isolation thermique de la gaine de ventilation peut, en l’occurrence, s’assembler avec des goupilles auto-adhésives ou de soudage, ou en collant directement la surface adhésive de l’isolant à la gaine. Des sangles circulaires s’adapteront mieux aux conduits de ventilation de diamètres importants. On peut recourir tout aussi bien à des tapis ou des revêtements en caoutchouc synthétique, de préférence, munis d’une couche adhésive pour faciliter son installation.

Très souple, cette solution s’adapte à pratiquement toutes les formes de gaine, comme de raccord. De par ses caractéristiques, le caoutchouc protège aussi contre les vibrations et les bruits. De plus, sa faible conductivité thermique accroit le rendement du groupe de ventilation. Avant la pose de l’isolation, la surface à isoler est à débarrasser de toute trace d’humidité, de saleté et de graisse.

Pour conclure

La gaine de ventilation a besoin d’une isolation thermique efficace pour réduire les pertes caloriques et les maîtriser. Des raisons financières et écologiques amènent donc à la réaliser.

 

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